
Le beau est souvent accusé de mettre son pouvoir de séduction au service de mauvaises causes. Au XX siècle, il fut incriminé de complicité avec les totalitarismes. Au XXI , les réseaux sociaux censurent volontiers les Nus, pourtant emblématiques de la beauté en Occident. Les corps lascifs, ou ceux défigurés par l’agonie, peuvent-ils être rachetés par l’art et la
beauté ? Parfois un infime détail suffit pour que frappe un interdit social et que l’œuvre soit suspectée de répandre la
beauté du Diable ou la paradoxale
beauté du mal : la
beauté d’une œuvre dépendrait-elle principalement de son sujet ? Pour l’apprécier à sa juste valeur, il faudra déminer maints malentendus. Car ces
beautés combatives, que singularisent controverses et polémiques, sont affrontées au pire ennemi du
beau qui pourrait bien être, non pas le laid mais le mal. Longtemps, la
beauté eut l’habileté de sortir victorieuse de cette épreuve, les musées sont remplis de ses trophées ; mais qu'en est-il aujourd’hui ?
Commentaires (0)