LE FUHRER ET LE DUCE VOLUME 1 - DE LA FASCINATION UNILATERALE AU PACTE DACIER ET A LENTREE EN GUERRE
PLOUVIER BERNARD
Code EAN : 9782353745159
Editeur : DUALPHA
Date de parution : 10/02/2021
Le fascisme fut effectivement « l’ennemi mortel du prolétariat » : le populisme en action est une lutte contre l’esprit prolétarien, soit la guerre contre la haine des classes, contre l’envie mesquine et le sabotage du travail. C’est le combat pour élever le niveau économique et culturel des travailleurs, mais c’est également une lutte contre l’alcoolisme, tellement encouragé en URSS, contre la prostitution et l’amour libre, contre l’inceste, l’étalage de la dépravation et les violences conjugales. C’est enfin la promotion de la condition de mère de famille.
Le fascisme ne fut pas seulement un mouvement anticapitaliste, antiparlementaire et un socialisme non collectiviste, donc un mouvement d’essence antibourgeoise, mais non marxiste. Ce fut aussi une application de ce Futurisme, dont la Grande Guerre assura la première prestation. Filippo Marinetti avait eu le mérite d’assimiler le Modernisme à une énergie un peu brouillonne visant à détruire le conformisme bourgeois, son art maniéré, ses préoccupations purement économiques et son parlementarisme insipide et corrompu. Le rhéteur communiste et fils d’escroc Antonio Gramsci, aigri par son nanisme et sa tuberculose chronique, n’a voulu voir dans le Futurisme qu’un mouvement d’idées conçues pour bousculer la digestion des bourgeois.
En réalité, cet éloge de la technique moderne, cette griserie de la puissance et de la vitesse, cet ardent désir de participer à la destruction d’un monde sclérosé par l’argent et les conventions sociales, ont abouti à un essai, transformé grâce à la Grande Guerre, de destruction de la société italienne, suivie d’une reconstruction assez efficace : le fascisme. Comme l’a écrit Pierre Drieu la Rochelle en 1937 : « Le fascisme c'est vivre plus vite et plus fort »... ce qui est peut-être un peu léger pour transformer une Nation. On va le constater l’année 1940, après la très curieuse entrée en guerre de l’été 39, que l’on détaille de façon anti-consensuelle.

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