NANTES INSOLITE.
PAJOT STEPHANE
Code EAN : 9782842381363
Editeur : ORBESTIER
Date de parution : 04/05/2012
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L'exploration d'une ville passe par ses murs, ses jardins, ses cimetières. Quelques clés historiques et une poignée d'anecdotes suffisent pour s'évader, le temps d'un instant privilégié, et apprécier le talent d'un grand architecte ou écouter la douce mélodie des mots d'une poétesse inspirée. Les sentiers sont multiples, à chacun de s'inventer son chemin, de se laisser guider par son instinct ou son envie. Sous le soleil comme sous la pluie, la route des découvertes est infinie.
1. Jacques Demy ne fait pas les choses à moitié
«À Nantes, j'ai connu de grands bouleversements. La guerre, par exemple... Puis après, à 16 ans, j'ai découvert l'amour à Nantes. J'y ai aussi découvert le cinéma. J'y ai eu de grands chocs gui font que cette ville, je l'aime, et gue j'ai envie d'y tourner». Jacques Demy (1931-19901 est né à Pontchâteau la même année que le poète René Guy Cadou. Marcher sur les traces de Demy, c'est aller gambader du côté de l'allée des Tanneurs, au n° 9, où son père tenait le Garage Demy. Avec sa mère, il rejoignait régulièrement le cours Saint-Pierre, juste derrière la cathédrale de Nantes, et le Guignol de la famille Créteur. Un baraquement qui disparaîtra en 1966.
Rue du Roi-Albert, qui rejoint la préfecture depuis la cathédrale, il a vécu les manifestations des ouvriers de 1955 dans lesquelles un homme, Jean Rigolet, perdra la vie. Jacques Demy fera revivre ces moments de colère dans Une chambre en ville. Dans le film Lola, magnifiant la ville, Jacques Demy nous offre son regard sur le fantasque passage Pommeraye, la célèbre Cigale revisitée en Eldorado, le quai de la Fosse qui rugit encore ou cette rue de l'Abreuvoir au pied de la tour de Bretagne, aux escaliers vertigineux. Les escaliers ne sont plus là, mais l'on vous invite à prolonger la promenade à quelques mètres de là, rue Didienne. Un autre escalier, très beau aussi, tient toujours la rampe. Il grimpe du cours des 50-Otages à la poste centrale. Dans jacquot de Nantes, Agnès Varda nous fait revivre l'univers de son mari avec grâce et tendresse.
2. Vieux stade, architecture futuriste
Le stade Marcel Saupin «new-look», là où vécut le jeu à la nantaise, a gardé sa pelouse et sa tribune nord, mais l'autre partie a été revisitée en bureaux et en maison des chercheurs. Le soir, quand le soleil d'hiver se couche, il donne à ces bâtiments d'étranges couleurs visibles depuis le bassin du canal Saint-Félix où nichent péniches, navires et Le Remorqueur, café-concert réputé des noctambules.
3. Quand Zim Zim sort d'un bistrot de Chantenay
Au 46, rue Amiral-Duchaffault, une fresque murale de l'artiste peintre en décor, Agnès Hubert, à l'angle d'un petit bar-tabac, attire l'oeil du promeneur. On y découvre le fameux père Zim Zim, musicien de rue, qui jouait de la vielle devant la cathédrale Saint-Pierre. Les amateurs de fresques sont également invités à découvrir le superbe trompe-l'oeil, place Fernand-Soil, ou Iules Verne -toujours lui - grandeur nature sur le mur des escaliers du Bon-Pasteur.
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